La fois où être un homme féministe m’a porté préjudice…

Je suis féministe. Même souvent, j’ai l’impression, plus que la plus part des femmes. Par exemple quand je m’insurge contre le film Horton Hears a Who! inspiré de l’histoire du Dr. Seuss qui raconte les aventures du maire d’une ville microscopique qui vit sur un grain de poussière. Le maire tente désespérément de donner la fibre politique à son fils adolescent désintéressé, blasé et “emo”. Le maire est complètement découragé que son fils ne veuille pas prendre sa relève. Le hic? C’est que ce maire n’a pas qu’un fils, il a aussi 99 filles. (99…!) Cependant il a tellement de filles qu’il n’a pas de temps à leur consacrer et leur offre qu’une seule minute par jour et elles passent à la chaîne, littéralement, comme dans une usine devant lui pour passer cette précieuse minute. Plutôt que de s’enquérir de savoir si une de ses 99 filles (99…!) voudrait prendre plus tard la relève au poste de maire, il s’acharne à consacrer tout le reste de son temps à convaincre son seul fils de reprendre la tradition familiale. Fils qui de toute évidence fini par vouloir et deviendra maire de la ville. A mon avis il ne peut pas avoir une démonstration plus explicite (et dégueulasse pour un film pour enfants) de ce qu’est le patriarcat: un fils totalement idiot qui bénéficie de toute les faveurs de son père alors qu’on explore aucunement le potentiel de ses 99 autres enfants simplement parce qu’elles sont des filles, mais cet élément semble être passé sous le radar de millions de gens.

De toute évidence je n’ai pas réellement souffert d’avoir été féministe en comparaison à ce que le féminisme dénonce. N’importe qui de moindrement attentif qui connait directement ou indirectement assez de femmes peut témoigner des abus qu’elles subissent. Que ce soit dès le secondaire où on commence à entendre des histoires d’inceste, de viol et de violence. Un peu plus tard quand certaines de nos amies de 16-17 ans nous avouent avoir déjà danser dans des club de danseuses ou avoir fait des faveur a l’ami de leur chum…ou adulte quand ta blonde revient de travailler en métro et qu’elle te raconte pour la 5ème, 10ème ou 20ème fois qu’elle s’est faite approché disgracieusement par un hommes, puis faite traité de salope pour avoir refusé des avances d’un inconnu. Si un homme est le moindrement attentif aux femmes qui sont autour de lui il se rendra compte que ces agressions sont pratiquement systématiques et qu’à peu près aucune femme n’a été épargnée. Et on ne parle même pas de la discrimination systémique et des engrenages du patriarcat qui désavantagent les femmes dans différentes sphères de la vie de tout les jour.

Je pense être autant attentif et à l’écoute des mes amis de gars que de mes amis de filles et de toute évidence l’ampleur des problèmes que vivent les filles sont d’un tout autre ordre que celui que vivent les hommes. Évidement les abus envers les hommes existent et ils sont tout aussi graves, moi-même j’ai déjà eu gain de cause en cour criminelle contre une femme qui m’avais attaquée, les abus des femmes envers les hommes doivent être traités de la même manière que les abus des hommes envers les femmes mais j’ai l’impression, en fait ce n’est pas une impression, les statistiques sont assez catégoriques, que la violence envers les femmes est beaucoup plus systématique et qu’elle se présente sous des formes plus variées et plus insidieuses.

Mais ce dont je veux vous parler c’est de mon expérience personnelle où le fait de me dire féministe m’a porté préjudice, tout de même minime, et où j’ai vraiment réalisé l’ampleur du problème. Je parle de mon histoire parce que c’est toujours préférable de parler de ce qu’on connait et que ça démontre que si c’est difficile pour un homme d’être féministe ça doit l’être infiniment plus pour une femme et qu’il y a encore énormément de chemin à faire!

L’histoire est assez simple: je suis chez un amis d’enfance que je respecte, à tout les niveaux. Dans une discussion il me sort un:”une fille qui aime le sexe autant qu’un gars c’est sur qu’est folle”. Au début je pense que c’est un peu une blague et je dis: “ben voyons”. Déjà y’a un double standard flagrant dans son affirmation mais surtout il n’y a aucune logique dans son commentaire. On convient tous que certaines personnes peuvent être dépendant du sexe mais dans la majorité des cas une libido élevée au même titre qu’une faible libido n’est aucunement un indicateur de santé mentale, que ce soit pour un gars ou pour une fille. J’essaie d’expliquer que je connais beaucoup de filles qui ont une libido très forte et qu’elle sont lois d’être folles. Soudainement le ton commence à monter et à devenir personnel et il me balance un: “tu veux tu que j’te lance la bouteille (de gin) à travers la tête!?” En dehors de ma totale incompréhension, je peux vous dire que j’ai échappé quelques sacres et que je suis parti assez vite.

Je vous laisse spéculer sur les raisons pour lesquelles la discussion a pris cette tournure personnelle pour cet ami.

Enfin, je ne suis pas rancunier, c’est un amis d’enfance, il s’excuse un peu après. Même si je n’en reviens pas de son commentaire, de sa réaction et surtout d’avoir des amis qui puissent dire ce genre de chose, je lui pardonne, on en reste là. Puis, peut-être quelques jours plus tard on se rencontre avec un autre amis d’enfance commun. Un autre ami que je connais depuis l’âge 8-9 ans que je n’hésitait pas à l’époque à qualifier en tant que meilleur amis. Bref de toute évidence quelqu’un pour qui j’ai du respect. Je raconte la mésaventure de la semaine précédente et à ma grande surprise les deux amis sont à peu près du même avis. Donc cette fois je m’assure de faire attention au ton avec lequel j’argumente et j’embarque sur la notion de dimorphisme sexuel chez les espèces ou la différence plus ou moins marquée qui existe chez différentes espèces entre le mâle et la femelle.

Je soutient que même si subjectivement on a l’impression que les différences physiologiques entre les hommes et les femmes sont très marquées, qu’en comparaison à la plus part des espèces animales, les humains présentent un dimorphisme sexuel qui n’est pas très prononcé. Un des éléments qui fait consensus au sein de la communauté scientifique c’est que les animaux avec un faible taux de dimorphisme sexuel ont tendance à s’organiser en clan ou en famille et à pratiquer la monogamie ce qui est exactement le cas pour les humain.

En plus, même si en moyenne les hommes sont par exemple plus grand que les femmes, il y a un pourcentage significatif de femmes qui sont plus grandes que les hommes. Par exemple sur 100 individus mixtes, il y aura entre 15 et 20 femmes qui seront plus grande qu’un des 50 hommes. il y a une superposition dans le spectre du dimorphisme qui est représenté dans la figure suivante:

Et qu’en plus si on considère les facteurs externes par exemple la nutrition et la qualité de vie certaines population présentent des femmes qui sont en moyenne plus grandes que la grandeur moyenne d’hommes d’autres populations. Par exemple la taille moyenne d’une femme au Pays-Bas est de 5’7″ et la taille moyenne d’un homme en Inde est de 5’5″. Est-ce que ça veut dire que l’armée indienne est incompétente? Que les pompiers indiens ne sont pas assez fort pour exercer leur métier?  J’en doute énormément. Si ça démontre quelque chose c’est que bien qu’en moyenne dans une même population il y a une différence, cette différence n’est pas énorme et qu’il n’y a pas de limite à ce qu’une femme peut accomplir. Le but n’est pas de nier que des différences statistiques existent, ce serait stupide, le but est de démontrer qu’un pourcentage significatif de femmes sont plus apte a faire des métiers traditionnellement “de gars” que les gars qui les font. Que ce soit en comparant deux population différente ou même au sein d’une même population. De démontrer que la différence entre les hommes et les femmes est moins significative que ce qu’on a tendance à croire.

Bref après toute cette discussion mon autre amis d’enfance me dit:” dans le fond tu voudrais être une fille.” Je peux vous dire que ça m’a complètement interloqué. Comme si le fait de défendre l’égalité des sexes cachait une volonté secrète chez moi d’être une femme… C’était tellement une conclusion hors propos et sans aucun  sens de sa part que j’ai laissé tombé la discussion. Et je rappelle que ce sont des personnes que je tenais en estime depuis une quinzaine d’années, que je connaissait très bien et qui me connaissait très bien.

C’est probablement forcer la note que de parler de préjudice, mais j’ai compris à ce moment à quel point on avait du chemin à faire en tant que société quand même les gens qui se disent progressistes tiennent de tels propos et on une telle conception du féminisme et des relations homme/femmes.

Pour moi ce genre de propos, surtout prononcé sans aucune gène, sont assez graves et son symptomatiques d’un climat extrêmement défavorables aux femmes et démontrent le chemin qu’on a encore à faire. Surtout que ça va prendre beaucoup plus que des “lets go les filles” pour établir un équilibre.

En attendant le NPD

L’attitude des électeurs néo-démocrates n’est pas sans rappeler celle des deux protagonistes de la célèbre pièce de Beckett où ils se donnent rendez-vous à chaque jour pour attendre un Godot, qui ne viendra jamais, sans jamais se souvenir de la journée précédente et qui vivent ainsi éternellement la même chose que la veille à quelques différence près.

Le NPD, c’est Godot. Les gens n’ont pas voté en 2011 en faveur du NPD, ils ont voté pour un parti dans l’espoir de déloger les conservateurs sans pour autant voter pour les libéraux. Résultat des courses? Les conservateurs ont obtenus plus de sièges et sont devenus majoritaires.

Avec tout le poids politique du Québec, les 59 députés néo-démocrates que nous avons élus n’ont pas réussi à faire la différence. Même s’il avait fait élire le maximum de 75 députés au Québec le NPD n’aurait pas eu le pouvoir, même minoritaire. Pourquoi? Parce que le reste du Canada n’est et ne sera pas au rendez-vous.

Les derniers sondages annoncent une campagne encore plus difficile qu’en 2011 pour le NPD où dans aucune province du reste du Canada (ROC) il n’atteint plus de 20% des intentions de vote. Dans l’ensemble du ROC il n’obtient que 16% et au Québec il est en perte de vitesse et est maintenant au coude-à-coude avec le BLOC qui lui a le vent dans les voiles depuis l’élection du nouveau chef Mario Beaulieu.

On doit se rendre à l’évidence, le NPD n’obtiendra pas le pouvoir. Même avec la division du vote qui profitera dans la majorité des circonscriptions hors Québec soit aux conservateurs, soit au libéraux. Le NPD sera donc un parti d’opposition. À ce titre on doit se demander ce que le NPD peut nous offrir dans l’opposition et ce que le NPD nous propose?

Un tarif de garderie unique. C’est très bien, mais on l’a déjà au Québec. Des frais de scolarité moins élevés. C’est super mais le Québec a déjà les frais de scolarité les moins élevés au Canada. Un programme écologiste. Génial, mais le Québec surpasse déjà et de beaucoup les normes environnementales par rapport au reste du Canada.

C’est ce que le NPD nous propose : que le Québec attende le jour, qui ne viendra jamais, où le reste du Canada viendra nous rejoindre sur le plan social, économique et écologique. Même avec le retrait de certains programmes fédéraux avec compensation, ce que le NPD représente pour le Québec c’est la stagnation, le status quo dans l’attente d’un jour qui ne viendra pas.

En fait c’est ce que tout les partis fédéralistes nous offrent depuis toujours à travers de fausses promesses et c’est ce que le Québec fait depuis toujours : attendre le jour ou un parti au pouvoir lui permettra de s’actualiser en tant que nation distincte alors que pourtant, le seul moyen d’y arriver ce sera par le biais de l’indépendance et non par le biais du NPD, du PLC ou du PCC et le seul parti fédéral qui lutte pour cette indépendance, c’est le BLOC.

À chaque élection quelqu’un vient nous voir pour nous dire:” Godot ne pourra pas venir aujourd’hui, il viendra demain” et à chaque élection on se retrouve en ayant oublié la journée précédente. Voter pour le NPD en 2015 c’est oublier le résultat du scrutin de 2011.

On pourra reprocher au bloquistes et aux indépendantistes d’attendre eux aussi leur propre Godot. La différence c’est que les indépendantistes se souviennent de la journée précédente et qu’ils proposent à la population québécoise de continuer de marcher, même sans Godot, plutôt que de faire du sur place comme nous le propose le NPD, en attendant quelque chose qui ne viendra jamais : un Canada social-démocrate.

Les certitudes qu’on peut avoir c’est que la majorité des québécois ne s’identifient pas aux valeurs des libéraux ou des conservateurs et que le NPD ainsi que le BLOC seront dans l’opposition après les prochaines élections fédérales. Maintenant ce qu’on doit se demander c’est si nous allons voter pour un parti comme le NPD qui propose aux québécois de faire du surplace, voire de s’enliser avec les oléoducs et de vivre éternellement le jour de la marmotte ou un parti comme le BLOC qui va vouloir que le Québec se dépasse et aille plus loin jusqu’au jour où nous seront complètement indépendant, sans avoir besoin d’attendre ou de dépendre de qui que ce soit.

Québec Solidaire doit officiellement donner son appui au Bloc.

Il y a une corrélation facile à faire entre les différents partis fédéraux et provinciaux. Le Parti libéral du Canada (PLC) avec le Parti libéral du Québec (PLQ), Le Parti Conservateur du Canada (PCC) avec la Coalition avenir Québec (QAC), Le Bloc Québécois (BQ) avec le Parti québécois (PQ) et finalement le Nouveau parti démocratique (NPD) avec Québec solidaire (QS).

Bien qu’il soit vrai que ces binômes partagent certaines orientations, qu’ils s’échangeront volontier des députés et qu’il est parfois justifié de faire la corrélation entre le différents partis, particulièrement le PLC et le PLQ et le Bloc et le PQ, il est bien important de souligner que QS n’est pas le NPD et n’est même pas le parti fédéral qui idéologiquement s’en approche le plus.

Si beaucoup de souverainistes, de toutes allégeance: péquistes ou solidaires, ont voté pour le NPD c’était de manière stratégique afin de tenter de sortir les conservateurs du pouvoir sans pour autant élire les libéraux qui ont été collectivement relégués au banc des pénalités pour leur implication dans le scandale des commandites.
On peut d’ailleurs se demander si le PLC se relèvera à moyen terme des nombreuses cicatrices qu’il a laissé depuis dans l”imaginaire collectif des québécois depuis 1970 quand même l’effet “Justin Trudeau” ne semble pas faire bouger les curseurs dans les sondages.

Ce qui explique en parti pourquoi beaucoup de québécois se tourne vers  le parti conservateur qui lui a plutôt décidé d’adopter la stratégie de ne pas réveiller l’ours qui dors bien que ce parti soit, et de loin, beaucoup éloigné des valeurs collectives des québécois que ceux-ci soient souverainistes ou fédéralistes.

Cet exercice stratégique de se rassembler derrière le NPD dans un optique électoral “du moins pire” était légitime mais force est de constater que notre stratégie n’aura finalement eu que l’effet inverse alors que les conservateurs entraient au pouvoir avec encore plus de sièges (166) qu’à l’élection précédente (143). Ce qui nous a par le fait même fait constater que la voix du Québec qui n’est ni libérale ni conservatrice sera, tant que le Québec ne sera pas un pays, reléguée à l’opposition parlementaire et à une relative impuissance législative.

Ce qui fait que l’électeur solidaire, qui au provincial n’adopte généralement pas cette attitude de voter pour le moins pire des parti mais votera plutôt par conviction, doit se demander quel parti fédéral est le plus proche des considérations progressistes et souverainiste de Québec solidaire.

Le Bloc québécois est de toute évidence le parti le plus progressiste à Ottawa. C’est le seul parti à avoir officiellement condamné les attaques d’Israel contre la Palestine en 2014, c’est le parti qui défend lemieux les valeurs progressistes d’équité que ce soit pour les travailleurs, les immigrants, pour ce qui est des droits des femmes. En matière de justice sociale, le Bloc est résolument plus avancé que le NPD qui essentiellement essaie de convaincre le reste du Canada que les politiques déjà existantes au Québec comme les garderies (anciennement à 5$…) sont les plus avantageuses pour l’ensemble de la collectivité. Ce que le NPD propose c’est que le Québec attende pendant que le reste du Canada nous rattrape sur le plan de la justice sociale…

Point de vue environnementaliste le Bloc est le seul parti farouchement opposé à la dépendence aux énergies fossiles et est le seul parti à vouloir protéger le fleuve contre les pipelines et les superpétroliers alors que le NPD refuse de donner sont appuis à un Pipeline passant en Colombie-Britanique mais ne voit pas d’objection à ce qu’il y en ai un qui passe à travers le St-Laurent.

Prenant tout ces éléments en compte le NPD est définitivement le parti fédéraliste le plus progressiste mais il n’est pas le parti fédérale le plus progressiste. Le parti fédéral le plus progressiste c’est le Bloc.

Considérant que le NPD nous propose le Status quo jusqu’à ce que le reste du Canada nous rattrape en matière de progressisme, ce qui ne risque pas d’arriver sous peu, le NPD sera une bonne option lorsque celui si sera un parti indépendantiste, plutôt qu’un parti centralisateur comme il l’est en ce moment.

Hors un parti indépendantiste et progressiste existe déjà à Ottawa: c’est le Bloc.

Récemment il y a eu énormément de débats sur la nécessité de rassembler les forces souverainistes et progressistes. La première étape de cette réunification passe par le Bloc québécois.

On comprend bien que selon les sondages environs 30% des électeurs chez Québec solidaire ne sont pas indépendantistes et que ses porte-paroles hésitent à se prononcer officiellement en faveur du Bloc. Cependant si cette considération ne les empêchent pas de voter pour la formation souverainiste au provincial, elle ne doit pas non plus les empêcher de voter pour le parti le plus progressiste au fédéral.

En 2012 lors de la grève étudiante cette citation circulait beaucoup dans les cercles solidaires: “Être neutre face à une situation d’injustice, c’est prendre le côté de l’oppresseur.” De la même manière, aux prochaines élections fédérales, rester neutre quant au parti à appuyer c’est prendre le côté des conservateurs, des libéraux et des fédéralistes, c’est pourquoi Québec solidaire à le devoir de travailler à conjuguer les forces progressistes et d’appuyer sans réserve le seul parti réellement progressiste et indépendantiste fédéral: Le Bloc Québécois.

Le Conseil du patronat fait, encore, fausse route sur les enjeux culturels et linguistiques.

Cette semaine le Conseil du patronat (CPQ) affirmait à travers son président que le français prend trop de place dans l’immigration québécoise[1]. Encore une fois en ce qui trait aux question culturelles, le CPQ fait fausse route.

Il y a une certaine catégorie de personnes qui croient que ces enjeux sont secondaires, ils en ont bien le droit, à chacun ses priorités. Cependant, ce faisant il feront souvent des affirmations qui relèvent plutôt de l’idéologie afin de se conceptualiser selon certains paramètres convenus plutôt que de faire des affirmations rationnelles. Par exemple quelqu’un se conceptualisant comme étant de droite politiquement sera généralement favorable à l’exploitation du pétrole, il sera contre les subventions en culture, contre les enjeux identitaires à moins bien sûr que l’industrie militaire puisse en profiter… Ils prendrons ces positions de manières convenues, de manières idéologique sans pour autant qu’elles soient les plus rationnelles. Réciproquement quelqu’un se conceptualisant comme étant de gauche fera souvent ce type d’amalgames idéologiques cette fois en ne regardant que le côté de la médaille opposé. Bien sur je généralise mais dans un cas comme dans l’autre, à gauche comme à droite, ces positions idéologiques relèvent beaucoup plus de l’affirmation de soi que d’une analyse concrète et pertinente des enjeux abordés.

C’est souvent le cas du CPQ et de la droite québécoise, par exemple la CAQ ou le PLQ, qui considèrent les enjeux culturels nationaux comme étant secondaires et en contradiction avec les enjeux économique. Certains députés se lèverons même pour quitter à l’Assemblée nationale quand d’autres partis voudrons parler de souveraineté comme ça a été le cas cette année[2].

Ceci dit le phénomène est relativement récent, bien que les mouvement syndicaux on progressivement marginalisés la droite aux sein du mouvement souverainiste au fil du temps, le Parti Québécois comprenait à son début une aile de droite composée du Ralliement National et de l’Union Nationale. Cependant après le départ de Lucien Bouchard, cette droite nationaliste, laissée un peu orpheline s’est progressivement ralliée à l’ADQ puis à la CAQ où à son tour les enjeux nationaux furent marginalisés afin que le parti puisse tant bien que mal se donner une raison d’être.

De cette manière les gens de droite vont souvent relégués les enjeux identitaires et culturels au second plan. Ce qui est relativement unique au Québec quand on considère que dans la plus part des autres pays ces enjeux sont justement la marque de commerce des partis de droite!

Ceci étant dit, les déclarations comme celle du président du CPQ, sont tout à fait fausses.

Prenons exemple sur l’Allemagne qui reçoit annuellement le plus grand nombre d’immigrants en Europe, 470 000 en 2014[3], deuxième à ce titre en tant que terre d’accueil derrière les État-Unis. Aussi en Allemagne, selon l’article 44a de la loi sur l’immigration, tout étranger ne maitrisant pas la langue nationale doit assister à un cours d’intégration où il devra apprendre un allemand de base afin de pouvoir obtenir sa citoyenneté:

“Article 44a

Obligation d’assister à un cours d’intégration

1) Tout étranger est tenu d’assister à un cours d’intégration, si:

1. en vertu de l’article 44, il est incapable de communiquer verbalement dans la langue allemande    à  un niveau de base”[4]

Difficile de dire que l’Allemagne prive ses entreprises d’un bassin de recrutement important comme le président du CPQ le dit à propos de l’immigration au Québec. En plus le français en nombre de locuteurs arrive au 6ème rang mondial comparativement au 12ème pour l’allemand[5]. Sans compter que le français est considérés comme la deuxième langue la plus influente derrière l’anglais tandis que l’allemand arrive au 7ème rang de ce classement[6].

En considérant ces données il serait bien difficile de dire que le Québec se prive d’un bassin d’immigration en ayant des critères linguistiques si l’Allemagne en fait de même et qu’elle arrive malgré tout à être le pôle économique de l’Europe tout en ayant le deuxième taux d’immigration le plus élevé au monde!

[1]http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/01/29/002-conseil-patronat-francais-immigration-anglais-main-doeuvre.shtml

[2]http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2014/11/20141114-161503.html

[3]http://www.euractiv.com/sections/global-europe/germany-ranks-second-most-popular-immigration-destination-310486

[4]http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/allemagne-lois-div.htm#Loi_sur_la_ma%C3%AEtrise_et_la_limite_de_limmigration

[5]http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_languages_by_total_number_of_speakers

[6]http://populationsdumonde.com/classements/les-10-langues-les-plus-parlees-dans-le-monde

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L’appropriation culturelle des symboles québécois par le Canada

                                            qcarfan

La Société géographique du Canada se cherche un oiseau emblématique pour représenter le Canada. Je suis peut-être le seul que ça interpelle à ce point, c’est peut-être beaucoup plus anodin que je le pense. Mais selon toutes mes connaissances générales, que ce soit en marketing, en anthropologie, en sociologie ou en art, j’ai fini par accorder une importance extrêmement importante aux symboles.

Les symboles selon l’anthropologiste Clifford Geertz sont les véhicules de nos concepts, de comment on se perçoit dans le monde. Selon un autre anthropologiste Victor Turner, un peu à l’image de la sociolinguistique où les langages et dialectes ne sont pas seulement les véhicules d’information mais traduisent en eux-même les rapports sociaux entre les différentes cultures, les symboles ne sont pas seulement porteur de sens mais créent un sens une compréhension et une solidarité dans les relations.

Qu’on soit à l’autre bout du monde, quand on entend l’accent Québécois automatiquement on entre en relation avec cet inconnu qu’on vient à peine de croiser. Pareillement, les symboles créent une cohésion, un sentiment d’appartenance.

Par exemple certaines marques d’alcool sont portée par des gens sur leur vêtement. Le symbole dépasse largement le simple fait de boire l’alcool auquel il s’associent. La marque qu’il ont choisi traduit le statut social et le groupe d’appartenance auquel ils désirent appartenir. La même chose est vrai pour les marques de cigarettes, d’autos, de vélos, enfin d’à peu près n’importe quoi. Le symbole est créateur de sens pour ceux qui l’affichent.

Il y a des exemples pour tout les groupes sociaux, pour toutes les cultures et pour tout les individus. En fait une citation de Goethe dit:” tout ce qui se passe n’est que symbole”. Plus tard Lévi-Strauss dira: “toute culture peut être considérée comme un ensemble de systèmes symboliques au premier rang desquels se placent le langage, les règles matrimoniales, les rapports économiques, l’art, la science, la religion. Tous ces systèmes visent à exprimer certains aspects de la réalité physique et de la réalité sociale, et plus encore, les relations que ces deux types de réalité entretiennent entre eux et que les systèmes symboliques eux-mêmes entretiennent les uns avec les autres”

Si parfois certains usages des symboles peuvent êtres risibles ou superficiels, d’autres symboles dépassent la superficialité et ont une porté beaucoup plus profonde. une portée sociale et politique.

Par exemple le fait de s’assoir à l’avant de l’autobus pour un noir alors que la ségrégation était bien plus importante qu’aujourd’hui aux États-Unis qui structurellement présente toujours des signes de ségrégation ou l’exemple évident d’afficher un symbole nazi, il y a des gestes symboliques qui dépassent le simple fait de se confectionner une image à la mode. Ces symboles changent, définissent, améliorent ou détériorent une société.

Bref on aura compris que les symboles sont importants. D’où l’indignation de certaines minorités qui ont vécu des génocides où qui sont en proie à l’assimilation quand la culture dominante s’approprie accessoirement des symboles qui les définissent sans pour autant croire au système de croyance sous-jacent à ces symboles. On peut penser notamment à l’utilisation de certains symboles des premières nations chez certaines équipes de sports, ou par certains festivaliers aux État-Unis ou encore l’appropriation par des jeunes bourgeois blanc ou par l’industrie du disque de symboles provenant des ghettos noirs américains qui ont une portée qui est loin d’être superficielle ou accessoire dans leur contextes originels.

Quand la culture dominante dépossède une minorité de ses symboles, elle la dépossède aussi de son identité ce qui est loin d’être anodin, superficiel ou risible.

Au fil des ans le Canada anglais s’est approprié nombre de symboles qui définissaient les Québécois francophones. Depuis que les francophones ne sont plus majoritaires au Canada nous nous sommes progressivement fait dépouillé de nos symboles, en commençant par le terme “canadien”, en passant par l’hymne national composé originalement par la société Saint-Jean baptiste, puis par le castor, la feuille d’érable et ainsi de suite.

Ce n’est pas fait de manière volontaire ou mesquine de la part des canadiens anglais mais ça traduit franchement bien le rapport que les deux cultures entretiennent. Soit celle de la disparition tranquille des francophones en Amérique et son assimilation par la majorité anglophone.

Tout cela pour dire que la Société Géographique du Canada se cherche un oiseau emblématique pour représenter le Canada et que dans sa liste de choix potentiels il y a le harfang des neiges. Hors il se trouve que cet oiseau est déjà l’emblème du Québec il serait donc selon moi assez mal venu qu’encore une fois le Canada s’approprie un de nos symboles.

J’en appel donc aux élus pour adopter une motion:

Considérant que: étant donné que le Québec a déjà perdu plusieurs de ses symboles au profit du Canada;

Considérant que: les symboles ont une porté définissante et traduise une identité et qu’ils sont créateur de sens et de cohésion sociale;

Considérant que: la perte des symboles québécois au profit du reste du Canada relève de l’assimilation et de l’appropriation culturelle;

Et l’intervention réclamée se résume ainsi:

Nous demandons que la Société géographique du Canada et que le gouvernement fédéral canadien n’utilise pas le harfang des neiges comme oiseau emblématique.

Pour la partition du Canada

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Le tout a commencé avec environs 300 000$ de champagne, en dollars d’aujourd’hui, sous la tutelle de John A. Macdonald, politicien et homme d’affaire corrompu, alcoolique notoire qui pourrait faire passer Rob Ford pour un ange.

Pour répondre à une possible invasion des américains qui sortaient de la guerre civile, pour construire un chemin de fer vers l’ouest, en réaction à la fin du traité de libre échange et pour un certains nombre de considérations autres, notamment la représentation parlementaire en fonction de la population (une volonté politique qui évidemment n’est apparue qu’une fois la population anglophone devenue majoritaire). Pour toutes ces raisons les hommes politiques de l’époque ont échafaudé un organe constitutionnel qui est probablement à l’image de l’état d’ébriété d’un premier ministre à une conférence où il y a 300 000$ de champagne… Ce fut la naissance de la fédération canadienne.

Après bientôt 150 ans, on peut se demander si ce qui a motivé cette fédération est toujours pertinent dans le contexte mondial actuel. Le chemin de fer est construit, nous avons un traité de libre-échange avec les États-Unis et une invasion américaine est de doute évidence une considération qui relève de l’absurde.

Alors, si ce qui a motivé cette fédération est anachronique, est-ce que la fédération elle-même ne l’est pas autant? Est-ce que la fédération représente encore aujourd’hui le l’arrangement politique optimal? Non seulement pour les québécois mais pour tout le reste des canadiens? Comme le disait Honoré-Mercier et Duplessis: “la fédération est un pacte entre province”. Est-ce que ce pacte qui a pu être utile à une époque l’est toujours? Quels sont les motifs, autres que l’inertie, qui font que certains tiennent encore tant à cette constitution sans jamais, ou presque, remettre en question sa géométrie ou sa pertinence en 2015?

Est-ce un attachement identitaire? J’en doute. La dernière province à avoir joint la fédération, Terre-Neuve, l’a fait il y a à peine 66 ans en 1949. On peut difficilement comparer aux tradition centenaires de l’Angleterre ou de la France, voire même d’autres pays coloniaux comme le Brésil dont les frontières géopolitiques et socioéconomiques sont établies depuis très longtemps. D’autant plus que, pour l’avoir vu et d’après plusieurs sondages, les canadiens s’identifient souvent d’abords à leur province plutôt qu’au Canada, peut-être sauf en Ontario. Ce qui est particulièrement vrai au Québec où 80% des gens s’identifient d’abords en tant que québécois que canadien et où à peu près personne ne célèbre la fête du Canada.

Est-ce pour des raisons économiques? Certainement pas. Le déséquilibre fiscal nuit à toutes les provinces , le mal hollandais frappe les province comme le Québec et l’Ontario qui bénéficient d’un secteur manufacturier important . Ce à quoi on doit pallier avec la péréquation, chose qui déplait énormément aux albertains. Et si la tendance devait se renverser avec la chute de la valeur du baril de pétrole, la situation ne plairait pas plus aux québécois ou aux ontariens. Si économiquement personne n’en bénéficie, alors pourquoi certains y tiennent encore à cette constitution?

Est-ce par pragmatisme? Est-ce que le fédéralisme Canadien est vraiment le meilleur arrangement possible alors qu’une partie du pays veut aller dans une direction autant socialement, politiquement, économiquement qu’environnementalement et que l’autre partie cherche à aller dans une direction opposée? Est-ce que les frontières ne devraient pas plutôt être définies en fonctions de ces consensus ou majorités populaires propres à certaines régions socioéconomiques plutôt que par rapport à un pacte datant de 150 ans basé sur des préoccupations qui n’existent plus?

Le fardeau de la preuve, à savoir si la souveraineté bénéficierait au québécois, incombait aux souverainistes qui y on répondu massivement, que ce soit à travers les centaines de livres sur le sujet: d’Option Québec de René Lévesque à Stéphane Gobeil avec Un gouvernement de trop, qui démontre assez rigoureusement les surplus dont le Québec bénéficierait s’il était souverain, en passant par Jean-Pierre Charbonneau et Gilbert Paquette avec L’Option ou Falardeau, Bourgeault, Mathieu Bock-Côté…. Enfin à peu près tout les souverainistes ont écrit un livre sur les avantages de la souveraineté. J’ose à peine imaginer tout les mémoires qui sommeillent dans les universités. Ajoutons à cela les nombreuses commissions parlementaires sur le sujet.

Édifice de preuves auquel les fédéralistes répondent par un certain déni infantile en disant simplement que “c’est faux” sans réfuter quoi que ce soit ou apporter aucune justification à leur option sinon celle de l’inertie et de la peur de l’incertitude. Citons par exemple le ministre Leitao qui nie tout simplement l’existence du déséquilibre fiscal et du mal hollandais qui à couté, études à l’appui, 54% des pertes d’emplois entre 2002 et 2007, sans rien dire d’autre que:”c’est faux” à la manière d’un enfant à qui on dit que son père est plus fort que le sien… Pensons aussi aux différents partis fédéraux qui finalement acculés au pied du mur on finit par admettre non pas un déséquilibre fiscal mais une “pression” fiscale, un peu comme les libéraux provinciaux refusent d’utiliser le terme austérité mais parlent plutôt de “rigueur”. Des contorsions sémantiques qui cache mal leur malhonnêteté.

Il y a lieu de se demander si rompre ce pacte entre provinces ne serait pas seulement à l’avantage du Québec mais aussi à l’avantage du Canada entier. Éventuellement cette rupture, cette tension tant économique, qu’idéologique, que politique entre les provinces causée par ce pacte anachronique devra faire l’objet de révisions et nous devrons adopter un nouveau contrat qui correspondra mieux à la réalité actuelle des différentes régions géopolitiques du Canada.

Donc si l’option fédéraliste n’a pas de justification identitaire, économique ou rationnelle pourquoi autant de politiciens là défendent-elle?

Par opportunisme politique tout simplement. La souveraineté du Québec est une idée qui n’appartient à aucun parti. Les libéraux pourraient s’ils le souhaitaient faire la promotion de la souveraineté en tant que mesure économique de la même manière que l’atteinte du déficit zéro est portée par certain partis et moins par d’autres mais demeure une modalité pour arrivé à une finalité mais n’est pas une finalité en soit.

Cependant, contrairement au déficit zéro, au fil du temps l’identité des partis politiques, autant au fédéral qu’au provincial, s’est centrée principalement autour de cet axe souverainiste/fédéraliste ou centralisateur/décentralisateur et a fini par les définir. Et il faut bien l’admettre, sans cette opposition à la souveraineté on se demande bien sur quelle base électorale le parti libéral provincial et fédéral pourrait surfer, particulièrement au Québec. Quel est l’idéal du parti libéral? Essentiellement il n’a pas d’idéal en soit, il se définit uniquement par son opposition à la souveraineté, de la même manière qu’on défini le vide en opposition à la présence de quelque chose. Le vide n’a pas d’essence qui lui est propre sinon celle de ne pas être quelque chose. Ne pas être quelque chose est une chose au même titre qu’une télévision éteinte est une émission de télévision… Sans compter que le libéralisme se définit par la volonté d’un gouvernement de ne pas gérer la société. Comment donner la mission de gérer un état à des gens dont l’idéal principal est de ne pas gérer l’état…? Enfin, cette opposition à la souveraineté n’est pas rationnelle, elle est purement opportuniste. Le parti libéral pourra compter élections après élection au Québec de l’appui de 25% de la population qui est captive de sa peur de la souveraineté, que cette peur soit rationnelle ou non importe peu, il y aura toujours des arrivistes pour profiter de cet électorat captif. C’est la seule chose qui justifie la défense de l’idéal fédéraliste, des individus qui par opportunisme politique, par individualisme profitent de cet électorat pour se faire élire et arriver à des postes de pouvoir.

On peut par exemple penser à Justin Trudeau qui se présente dans Papineau, circonscription ayant le revenu moyen le plus bas au Canada. Circonscription qui fait face à des problème d’exclusion, de chômage, de toxicomanie, de prostitution, de gangstérisme, un taux de troubles mentaux plus élevés comme l’anxiété, la dépression, la schizophrénie, etc. On se demande bien dans quelle mesure est-ce que quelqu’un qui a passé la majorité de sa vie en jet privé et qui passe maintenant la majorité de son temps à collecter des fonds pour son parti peut prétendre représenter ces citoyens. Il ne peut pas et n’en a pas la volonté. La seule raison pour laquelle il se présente dans cette circonscription c’est par opportunisme, parce que depuis sa création, par tradition, cette circonscription a pratiquement toujours été sous le signe des libéraux. Alors plutôt que de se présenter dans des circonscriptions qui représentent mieux sont profil démographique où il pourrait avoir à affronter une adversité plus grande il se présente dans la circonscription la plus pauvre au Canada dont il ne connait pas les enjeux, simplement pour être élu et recevoir le salaire qui vient avec et être dans une certaines position de pouvoir.

Ce sont donc des personnages comme lui qui portent l’idée du fédéralisme, pas par conviction, pas par logique ou rationnellement, seulement parce qu’en faisant la promotion de ce traditionnalisme ils seront élu.

Après 150 ans le Canada n’est que ça, un idéal véhiculé par certains opportuniste qui tient sur quelques bouts de papiers mais qui n’a aucune justification rationnelle ou logique qui pourrait se traduire par des mesures économiques conséquentes, efficace et concrètes. Le terme “déficit structurel” est souvent employé ces temps-ci. La structure déficitaire c’est le fédéral.

Au-delà de toute considération culturelles, linguistiques et identitaires qui bien sur restent capitales, simplement d’un point de vue comptable cette fédération est anachronique et ne répond plus aux objectifs auxquels elles devait répondre il y a 150 ans et ce non seulement pour les québécois mais pour tout le reste du Canada aussi. Le monde a changé, la constitution doit changer avec lui et répondre aux défis d’aujourd’hui et franchement je m’étonne que cette idée de partition du Canada en plusieurs pays, pas seulement le Québec, ne soit pas plus répandue dans le reste du Canada. Il y a bien quelques mouvement indépendantistes embryonnaires en Alberta, à Terre-Neuve et en Colombie-Britannique mais sans plus.

On ne doit pas par tradition, par idéalisme, par inertie, par peur ou par paresse se contenter d’une situation constitutionnelle dont personne ne bénéficie, qui ne répond plus à son mandat et qui au bout du compte n’est qu’un idéal chimérique qui ne tient qu’à du papier et aux aspirations personnelles de quelques individus profitant d’un électorat captif et réactionnaire.

Un gouvernement et les élus doivent agir avec détermination et volonté et non par peur, inertie et manque d’initiative. Il ne doit pas se contenter d’idéologies comme le fédéralisme justifiées uniquement par la tradition mais doit proposer des mesures rationnelles qui bénéficieront à tous et qui seront concrètes, logiques et basées sur des faits comme l’indépendance du Québec ou encore la partition du Canada en différentes régions socioéconomiques.